AUDIT OACI : LE BURKINA ENREGISTRE UN TAUX HONORABLE DE MISE EN OEUVRE EFFECTIVE DE 74,73%

Le Burkina Faso se repositionne dans le peloton des pays leaders et occupe désormais la deuxième place après le Togo dans l’espace de l’UEMOA et la quatrième place dans l’espace CEDEAO après le Togo, la Mauritanie et la Gambie avec un taux provisoire de mise en oeuvre effective  de 74,73%.

 La mission de validation cordonnée de l’OACI communément appelée ICVM évalue la performance du système de l’aviation civile en se fondant sur les éléments cruciaux. Le Burkina Faso a fait l’objet de cette évaluation du 24 au 31 octobre 2017, par une équipe de quatre experts commis par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et conduite par M. René Travarez dans les sept domaines que  sont : la législation de base( LEG), organisation de l’aviation civile (ORG), licence du personnel (PEL), exploitation technique des aéronefs (OPS), navigabilité (AIR), service de la navigabilité aérienne (ANS), aérodromes et aides au sol (AGA) .

 Chaque Etat a l’obligation de se faire evaluer afin que la que la communauté internationale accorde du crédit à son système d’aviation civile. Au regard des enjeux et de l’importance que l’ICVM représente pour le Burkina Faso, M.Azakaria TRAORE, fraichement  confirmé au poste de directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile, a, au cours de la cérémonie des travaux de l’ICVM, rappelé les objectifs de cette évaluation en invitant chaque acteur dans son domaine d’intervention spécifique à faire montre d’abnégation et de professionnalisme.

Ainsi, les experts de l’OACI abordant l’examen des éléments cruciaux des domaines d’audit ont passé au peigne fin les questions de protocole à travers des interviews, la revue documentaire et les visites de l’industrie.

A l’issue de ces évaluations, même si certaines questions n’ont pas été totalement fermées, notamment la certification de l’aéroport international de Ouagadougou et la régularisation des procédures de certification de la compagnie nationale Air Burkina, force est de constater que le Burkina Faso a fait des progrès dans tous les  7/8 domaines audités  dont les plus significatifs sont  OPS, ANS et ORG.

En effet, notre pays a enregistré un taux de mise en oeuvre effective du domaine OPS de 88% ; Il faut signaler que ce taux est l’un des meilleurs en Afrique.                                                                                                                                                                                              S’agissant du domaine ANS, le taux de Mise en oeuvre effective de 2007 était de 47% contre  une performance  remarquable de 75,35%  en 2017.                                                                                                                                                                                                                        Enfin, dans le domaine ORG le Burkina Faso enregistre en 2017 un taux de mise en oeuvre effective de 85% contre 44% en 2007.

En définitive, sur l’ensemble des huits éléments cruciaux, notre pays a enregistré selon le rapport provisoire un taux global de conformité de 74, 73%. Le Burkina Faso occupe ainsi la deuxième place après le Togo dans l’espace UEMOA et la quatrième place dans l’espace CEDEAO après le Togo, la Mauritanie et la Gambie.

Ce bond qualitatif repositionne le Burkina Faso comme l’un des pays leader dans la mission de validation coordonnée de l’OACI qui occupait l’avant dernier rang avec un taux de conformité de 61,90% après la Guinée Bissau.

Une telle performance honore les plus hautes autorités du Burkina Faso, en particulier, le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière qui vient de relever le challenge contenu dans le programme présidentiel qui stipule : «porter les indicateurs de performance en matière de sécurité aérienne de 60% à 70%».